VO MARSU comparaison des 2 éditions des Idées Noires

Publié le par danielsansespace

Le débat à la mode, comment se comparent les deux versions limitées des Idées Noires de Franquin qu'a sorties Marsu production à quelques années d'intervalle? Pour ceux qui s'intéressent aux planches originales, la nouvelle version publiée en ce mois de Novembre 2009, à 3000 ex, permet de mieux décrypter le dessin de Franquin, en montrant les planches telles qu'elles sortaient de la plume et des rotring de Franquin.



J'ai mis du temps à être séduit par la première version sortie il y a quelques années (en 2005, je crois) qui se vantait également d'être repartie des scans de planches originales, mais qui les restituait dans un noir et blanc lissant le noir et l'approfondissant, comme une édition ultime rendant justice au matériel produit par Franquin.
La nouvelle version au contraire dévoile (et c'est ça qui est passionant) les coups de pinceaux et de feutres, les à-plats pas toujours constants, bref elle démonte le dessin de Franquin. Est-ce rendre justice au magicien que de dévoiler ses trucs? En tout cas c'est passionant aussi.

Alors, faut-il avoir les deux? Que vaut encore la première aux yeux de qui découvre la seconde? Sont-elles complémentaires? Personnellement, je n'arrive pas pour le moment à me dire que je vais me séparer de la première version.


Parce que les noirs y sont plus profonds et que "Idées noires", c'est pas "idées grises".









D'autre part, le trait en NB est un vrai trait. Alors que reproduit en quadrichromie, c'est une succession de points de quadri et ce n'est pas aussi tranché. Or, "tranché" et "noir", voilà deux adjectifs que j'aime voir associés aux Idées Noires de Franquin.






Pour une comparaison avec un original et une approche de plus près encore: FRANQUIN Lapins en versions originales  
 

Publié dans Editions d'originaux

Commenter cet article

Totoche 15/11/2009 12:51


Je ne me souviens pas que les planches originales exposées à l'expo Franquin à La Villette étaient aussi pâles que celles de cette 2e édition "quadrichromique", que je trouve effectivement
illisible pour les raisons que tu donnes.
A comparer, par exemple, avec les somptueux livres (de Munoz ou de Gus Bofa entre autres) édités par Alain Beaulet, où toutes les nuances de noirs apparaissent, sans perte de netteté du trait, sans
parasitage par ces "petits points" quadrichromiques.
Bon, j'attends  la troisième édition...