de l'importance (maladive) des publications

Publié le par danielsansespace

Pour moi, un "original" jamais publié n'est à "l'origine" de rien. C'est un dessin, c'est tout.
Ceci dit, j'ai des inédits. Une de mes pièces préférées a même longtemps été  un inédit (de Lepage). Mais si j'avais eu le choix, j'aurais pris l'original.
Et encore un exemple tout couillon : en feuilletant le premier numéro de l'Eprouvete, le recueil critique de l'Association, je suis tombé sur un dessin extrait d'une planche de Mandryka. J'avais déjà vu cette planche sur le site de la galerie du 9è art, et je l'avais trouvée très chouette. Le fait d'en voir un extrait dans cet ouvrage lui a donné plus de valeur à MES yeux. Pour moi le fait que cela soit reconnu, que la pièce puisse avoir un statut spécial dans la bd, c'est important.
Un de mes regrets, encore un exemple couillon, c'est la planche de fin de l'autoroute du soleil par Baru. J'avais hésité parce que je la trouvais pleine de vie et je l'aimais beaucoup mais il lui manquait quelque chose d'esthétique. Quand je me suis rendu compte qu'elle était reproduite dans le dictionnaire de la bd, tout d'un coup je me suis rendu compte que j'étais passé à côté de quelque chose. Son propriétaire peut se manifester s'il passe par là...

oui je suis maniaque avec ça.
Dans l'idéal, j'aimerais connaître effectivement toutes les utilisations faites du dessin original.
Et dans la mesure du possible, j'essaie de réunir les différentes éditions qui comportent ce dessin (mais j'en laisse passer quand même : par exemple les intégrales, il faut quand même qu'il y ait un truc en plus, sinon on ne s'en sort plus..). Par exemple, j'ai acheté un vieux bedeka parce que j'avais un élément qui est en couverture. Il m'est même arrivé de payer plus cher pour le livre que pour le dessin.
Je suis d'ailleurs malheureux de ne pas retrouver la trace d'un dessin quand je sais qu'il a été publié (j'ai une planche de Colin Colas période Brieuc Briand comme ça, une planche de Pif aussi). Il me faut, psychologiquement, l'original et au moins un papier édité.
Si la planche a été prépubliée, je suis content aussi de retrouver le magazine. Je ne conduis pas systématiquement des recherches approfondies, mais j'aime bien.
Un autre aspect complètement débile, mais je 'ai pas honte du ridicule, c'est le nombre d'exemplaires auquel a été reproduit le dessin. Une planche d'un album qui a passé le million d'exemplaires, ça me plaît, en soi ça me fait de l'effet... Je me souviens avoir recherché le nombre d'exemplaires du magazine Lire qui avait prépublié 4 planches de Blake et Mortimer pour calculer avec le tirage normal si les premières pages avaient pu atteindre le million d'exemplaires. (Je crois me souvenir de 170 000 exemplaires à l'OJD si ça intéresse quelqu'un...)
... comme quoi oui je suis un vrai malade.

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Carbonnieux 26/09/2010 12:49



Sans pousser aussi loin , je pousse également la chasse afin de trouver la prépublication , l'album et les références faites à diverses occasions d'articles !



danielsansespace 13/10/2010 21:00



Et tu es un champion à ce jeu, j'ai pu le voir.



jdo 08/07/2010 08:59



Un malade surement mais alors c'est une épidémie


Je me reconnais totalement dans ce portrait. Je n'apprécie pleinement un original que si j'ai un support de publication. Evidemment cette règle a fatalement des exceptions mais si un de
mes inédits pouvait être publié je serais bien content.


A la rentrée je dois me lancer à la recherche de publications de Marijac pour faire le lien avec des planches, dur labeur ... mais quel plaisir si j'arrive à trouver.


Amitiés


Jean-Do